Un Souffle d'espérance aux couleurs de l'enfance ! - par Claudine FONVIEILLE, SOUFFLE D'HARMATTAN

Mon expérience engagée en tant que cadre de santé et gestionnaire de risques hospitaliers, additionnée à mon investissement Humanitaire, motive ma démarche. En effet, la création de l’association «Souffle D’Harmattan» est un projet porté par plus de 130 personnes après seulement 5 mois d’activité. Notre équipe associative orchestre le déploiement du projet que je vais vous présenter.

L’harmattan est un vent froid et puissant d’Afrique de l’Ouest. Par ce symbole, nous souhaitons croire en la possibilité de répondre à quelques situations vitales et ainsi porter la symbolique du souffle de Vie.

Notre action : ouvrir un centre de santé (consultations, hospitalisations et maternité) au Burkina Faso.

Pourquoi le Burkina Faso ? Lors de mon immersion à Ouagadougou en mars dernier, j’ai pu constater que les affections les plus courantes sont liées aux difficultés d’accessibilité aux soins, à la qualité de l'eau et aux conditions d'hygiène. 37% des enfants sont dénutris, toutes les deux minutes, un Burkinabè meurt de paludisme, de fièvres typhoïdes et de dysenteries (11% de morts infantiles).

Ces maladies affaiblissent les êtres les plus vulnérables : enfants ou femmes enceintes. Elles ont, bien entendu, des conséquences sur les taux de mortalité infantile et maternelle, donc sur l'espérance de vie qui est seulement de 54 ans. Par ailleurs, le pays souffre d’une inquiétante carence médicale (0.5 temps médical pour 100 habitants, pour 32 médecins pour 100 usagers en France). Ce projet concerne un très grand nombre de personnes car seulement 33% de la population bénéficie de l’offre de soins.

Notre objectif est d'apporter une aide sanitaire aux enfants et leurs familles, dans le cadre du maintien des droits à la santé. Cette accessibilité aux droits constitue le socle du bien-être physique, psycho-social et mental. Nous souhaitons intervenir auprès des usagers les plus en détresse (troisième rang de pauvreté dans le monde), en développant une double action :

* D’une part, directement aux bénéficiaires en proposant des consultations et des soins quotidiens (actes en adéquation avec le rôle propre infirmier), des temps d'observation clinique et de démarches préventives (suivi des grossesses et des naissances, suivi nutritionnel des enfants de 0 à 5 ans, hygiène, pathologies infectieuses, initiation aux gestes de premiers secours …), planning familial, suivi des vaccinations, en collaboration avec le ministère de la santé du Burkina.
* Mais aussi en développant un réseau de partenariats avec les établissements scolaires du Burkina Faso pour mettre en œuvre des axes de prévention, des débats thématiques. Par ailleurs, nous collaborons avec les établissements scolaires d’Aix en Provence (adresse du siège social de l’association) et de Marseille pour organiser des interventions pédagogiques et éducatives autour de la rencontre des cultures, des notions de partages et de connaissance des différences dans le monde (retours d’expériences). En outre, la création au sein du dispensaire d’une salle d’études équipée d’ordinateurs, de connexion internet et d'ouvrages p&dagogiques, permettra d’accroître le soutien aux étudiants et de maintenir un état de bonne santé. Dans cet esprit de démarche globa le de développement interactif, nous envisageons d'installer également, des panneaux solaires, un forage et un potager. Ces éléments permettront une certaine équité communautariste.

Je suis retournée au Faso du 17 septembre au 17 octobre derniers. Le but principal de ce voyage était de rencontrer les autorités locales et les collaborateurs à Ouagadougou, afin de mettre en oeuvre les démarches administratives nécessaires.

Nous avons donc rencontré les directeurs de cabinet du ministre de la santé, les ministres de l'empereur des chefs coutumiers à Ouaga, un journaliste de la RTB télévisé, l'ambassade de France, le chef coutumier, le major du centre de santé et le maire de Boromo, l'animateur de la radio de Boromo, ainsi que de nombreuses personnes dans le cadre associatif et développer certains axes transversaux avec eux.

Au cours de ce mois, nous avons ajusté nos projets. Nous attendons la proposition du maire de Boromo sur la possibilité d'acquérir un terrain. Nous entreprendrons alors la construction du centre de santé (un bâtiment de consultation, un bâtiment d'observation, un bâtiment pour la maternité, un bâtiment réservé aux études, nos cases) en voûte nubienne.

L'association est largement soutenue par les Burkinabè, l'état d'urgence au niveau sanitaire est identifié et bien réel ! Des artistes ont enregistré deux titres et organisent la promotion de notre association.

Les émotions sont donc souvent très présentes, Afrique continent des ressentis en couleurs ! Mais cette expérience aux milles saveurs se finalisera à l'ouverture de ce centre de santé. Il soulagera une population oubliée et permettra une accessibilité aux soins pour environ 15 000 personnes supplémentaires.

Nous pouvons recevoir tous dons matériels ou mécénats, afin de nous aider à l'ouverture de ce centre de santé. Nous recevons aussi tous les dispositifs médicaux en état de fonctionnement.

L'association bénéficie de la visibilité sur le site de l'ambassade de France à Ouagadougou, comme O.N.G., sur les réseaux sociaux https://www.facebook.com/souffledharmattan/ et possède un site internet http://clolecter.wixsite.com/souffledharmattan

Nous sommes joignables par mail Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou par téléphone 06 09 93 45 51