Le SchizoLab : entrer dans la réalité de la schizophrénie par Dominique NOEL #FCSante

La semaine qui a précédé la Journée Mondiale de la Santé Mentale j’ai fait une expérience inédite …être plongée dans le quotidien d’un patient atteint de schizophrénie grâce à la réalité virtuelle. Le Dr David Travers, psychiatre au CHU de Rennes a mis au point un simulateur virtuel à l’initiative du Laboratoire Janssen qui lutte contre la schizophrénie depuis 60 ans.

Ce dispositif de réalité virtuelle est présenté à des psychiatres lors de conférences médicales ou congrès. Il vise à mettre cette technologie à la disposition des professionnels de santé pour les aider à mieux comprendre leurs patients.

Cette maladie, méconnue du grand-public, touche 600 000 personnes en France.

Pour sensibiliser les journalistes à la schizophrénie le Laboratoire Janssen a imaginé une caravane dédiée à la sensibilisation à la schizophrénie : le Schizolab. Trois acteurs étaient présents pour répondre aux questions des journalistes : le laboratoire Janssen, le Dr David Travers (CHU de Rennes) et l’association UNAFAM (Union Nationale de familles et amis de personnes malades et/handicapées psychiques). L’objectif était de délivrer de l’information sur la schizophrénie, pathologie peu traitée par la presse.

La caravane s’est rendue au-devant des journalistes, au pied des rédactions de Lagardère, Mondadori, Marie-Claire ou encore à la rencontre des blogueurs.

 

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Pour mieux appréhender la maladie , nous nous sommes immergés dans la tête d’un patient grâce à la réalité virtuelle. Confrontés à trois situations banales de la vie quotidienne grâce au casque Oculus, les symptômes de la schizophrénie se sont déclenchés. Ces situations simples ont dégénéré…tout s’est compliqué, nous étions en proie aux hallucinations, au sentiment de stigmatisation etc. Il devenait difficile de distinguer la réalité de l’imaginaire.

Cette maladie est vécue comme un drame par les familles et les patients alors que les dispositifs d’accompagnement prouvent leur efficacité.

Une conclusion s’est imposée au sortir du Schizolab : la nécessité de sensibiliser, de déstigmatiser, de mieux appréhender et de tenter d’en finir avec les préjugés…